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La santé au coeur du développement en Afrique

 

Les conditions sanitaires d’un pays jouent un rôle essentiel dans son développement. C’est pourquoi Total met en place une large série d’actions pour préserver la santé et le bien-être des populations locales. C’est à ce titre que le Groupe prend part à des programmes de sensibilisation et de promotion de la santé individuelle et collective, adaptés aux contextes locaux. Aussi, parce que la nature et l’étendue de ses activités peuvent également exposer ses collaborateurs à différents types de risques sanitaires, Total, en tant qu’entreprise responsable, s’assure de leur santé et de celle de leurs proches.
 

 

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LA SANTÉ,
CONDITION ESSENTIELLE POUR UNE BONNE ÉCONOMIE

Il existe de graves problèmes de santé au sein des populations africaines dus notamment à des pandémies répétées et à un manque de sensibilisation aux gestes de prévention indispensables. Le coût élevé des soins représente quant à lui un frein majeur à la guérison. L’impact de la santé sur le développement économique local est désormais prouvé. Président de la Commission santé du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), Erick Maville est aussi le directeur général de Santé en entreprise (SEE), une association créée en 2011 dont Total est partenaire. Sa vocation : accompagner les entreprises dans la mise en place de programmes de prévention. Entretien.

 

À quel niveau se situe l’intervention de votre association ?

Erick Maville : Nous intervenons sur cinq grandes pathologies : le paludisme (principal volet de nos actions en Afrique), le VIH, les hépatites, le diabète, ainsi que les risques cardiovasculaires. Nous comptons aujourd’hui une quarantaine d’entreprises partenaires, des grands groupes pour la plupart, pour lesquelles nous mettons en place des programmes de prévention spécifiques (conseils, dépistages, actions à l’occasion de journées mondiales…) destinés à leurs collaborateurs, leurs familles, mais aussi au grand public.
 

Quel est l’impact de la santé sur le développement économique d’une entreprise, d’un pays ?

E. M. : D’une façon générale, les problèmes de santé des populations se traduisent par de l’absentéisme au travail et donc, d’un point de vue économique, par une baisse de la productivité dont les conséquences peuvent aller jusqu’à la mise en péril de la pérennité économique d’un pays. J’ai longuement étudié l’impact du paludisme sur l’économie locale. En Afrique, c’est la première cause d’absentéisme dans les filières les plus exposées – comme le BTP ou l’industrie pétrolière, où les salariés travaillent majoritairement en extérieur, dans des zones exposées aux risques –, et aussi la première source de dépenses médicales pour les entreprises qui font bénéficier leurs salariés d’une assurance santé.

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La mauvaise santé de la population a un impact direct sur le développement économique d’un pays.

Erick Maville directeur général de SEE

Peut-on quantifier cet impact économique ?

E. M. : Dans le cas concret d’une entreprise de 750 salariés située en Afrique dans une zone exposée, le coût de l’inaction face au paludisme a pu être chiffré à environ 120 euros par an et par salarié, en tenant compte du seul absentéisme. A contrario, l’investissement dans un plan d’action adapté – en l’occurrence la distribution de moustiquaires – représente entre 4 et 20 euros par salarié. Une dépense peu importante, comparée à l’impact économique de la maladie ; sans compter que le paludisme peut aussi se révéler mortel. Au bout d’un an, grâce à une telle initiative, le nombre de nouveaux cas constatés a pu être diminué par deux.

Qu’en est-il des autres pathologies comme le diabète ?

E. M. : L’impact est beaucoup plus complexe à évaluer car il s’agit de maladies rampantes, avec de nombreuses complications à terme : hospitalisation, cécité, amputation, ce sont de véritables bombes à retardement ! La prise en charge du diabète est très coûteuse et il n’existe aucun fonds mondial dédié – contrairement au Sida, à la tuberculose et au paludisme. C’est pourquoi la prévention prend ici tout son sens. En revanche, il y a désormais une vraie prise de conscience en Afrique sur ses conséquences.

 

SOUTENIR LA RECHERCHE MONDIALE

Reconnu au niveau mondial pour ses travaux sur les virus existants et émergents, le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) est devenu, en septembre 2016, centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le CIRMF, créé en 1974 par le gouvernement gabonais et Total Gabon, s’illustre dans le domaine de la caractérisation des virus (Ebola, virus de Crimée-Congo, virus de Marburg…) chez les animaux domestiques et sauvages susceptibles d’affecter l’homme.

 

Une belle reconnaissance

Désignés par le directeur général de l’OMS, les centres collaborateurs font partie d’un réseau destiné à apporter un soutien aux programmes de l’Organisation à différents niveaux (régional, interrégional, mondial). Ils contribuent à renforcer les ressources des pays afin de favoriser le développement sanitaire national. Accordée pour quatre ans au Centre de Franceville (et le cas échéant, renouvelée pour une période plus courte), cette distinction conforte l’excellence de sa recherche. « C’est une véritable consécration ! Elle vient récompenser l’ensemble des travaux effectués depuis plus de 20 ans dans le domaine du diagnostic des fièvres hémorragiques virales et des arboviroses( 1). Nous sommes tous très fiers. Cela va nous apporter davantage de visibilité, de perspectives de collaborations et de financements », souligne le docteur Gaël Maganga, chercheur au CIRMF.
 

Vue aérienne du CIRMF à Franceville au Gabon

 

Manipulation du virus Ebola dans un laboratoire du CIRMF

 

Un rayonnement international

Habilité à manipuler des virus dangereux, le CIRMF reçoit des échantillons en provenance de pays voisins (République démocratique du Congo, Tchad, Guinée équatoriale…) pour analyses afin de diagnostiquer la présence d’un virus. Ses chercheurs ont réussi à prouver que l’épidémie d’Ebola, qui a sévi en République démocratique du Congo en 2014, n’avait pas de rapport avec celle ayant frappé l’Afrique de l’Ouest précédemment. « Nous avons démontré qu’il s’agissait de deux souches différentes, cela a fait l’objet d’une publication scientifique », note Gaël Maganga. Ce dernier tend aujourd’hui à diversifier ses recherches : « En plus des chauves-souris et de la viande issue d’animaux sauvages (viande de brousse) vendus sur les marchés, je m’intéresse à l’étude d’autres réservoirs animaux de virus, tels que les primates, rongeurs et arthropodes, souvent au contact de l’homme, qui sont susceptibles de représenter une menace. »

(1) Maladies virales dues à des arbovirus, c’est-à-dire des virus portés par des insectes suceurs de sang comme les moustiques ou les tiques..

 

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Cette consécration vient récompenser plus de 20 ans de travaux menés dans le domaine du diagnostic des fièvres hémorragiques virales.

Dr Gaël Maganga chercheur au CIRMF

 

AGIR AU NIVEAU NATIONAL : L’EXEMPLE DU SÉNÉGAL

En Afrique, les maladies non transmissibles (cancer, diabète, maladies-cardiovasculaires…) sont un fléau. Si, au niveau mondial, deux décès sur trois leur sont imputés, ce ratio atteint 40 % dans les pays africains(2). Conscient de la nécessité d’agir, le ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal a lancé une vaste enquête STEPS(3) en partenariat avec Total, financeur du projet.

« En Afrique, et au Sénégal en particulier, nous avons longtemps pensé que les questions de santé étaient circonscrites aux maladies transmissibles (tuberculose, VIH…). De nombreux programmes efficaces ont été développés pour lutter contre, fait remarquer Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé du Sénégal. Mais, alors que les cas de cancer, de diabète, les problèmes cardiovasculaires ou d’hypertension semblent se multiplier dans la société, nous avons voulu bénéficier d’une base statistique fiable. C’est le seul moyen d’orienter efficacement une politique de santé publique. »
 

Une investigation de terrain

Une enquête STEPS a donc été réalisée en 2015 au plan national sur un échantillon de plus de 6 300 personnes avec l’appui de différents contributeurs financiers, dont Total. Rendue publique en 2016, elle a mobilisé des centaines d’enquêteurs à travers tout le pays. En plus des principales mesures (taux de glycémie, tension artérielle…), le sondage comportait des questions sur différentes causes de pathologies. L’étude révèle par exemple que la consommation de sel des personnes interrogées est bien supérieure à la normale, ce qui pourrait expliquer qu’un adulte sur quatre souffre d’hypertension artérielle. « L’enquête a aussi mis en évidence des problèmes d’hygiène bucco- dentaire, ce qui peut être à l’origine de nombreux maux, constate la ministre. Il n’y a par ailleurs pas de différences notables entre les grandes villes et les zones rurales. »
 

Plaider pour une prise de conscience nationale et mondiale

Les résultats ont été présentés au niveau national à un large panel de personnes concernées : partenaires, médecins-chefs de région, de district… À la suite de quoi des actions de formation et de sensibilisation aux maladies non transmissibles, en particulier le diabète et l’hypertension, ont commencé auprès du personnel médical. « L’année 2017 est celle de la mise en place d’un véritable programme de santé publique s’appuyant sur ces résultats. Il faut une véritable prise de conscience et agir de toute urgence contre ce fléau, qui ne fait l’objet d’aucun fonds dédié au niveau mondial », plaide Awa Marie Coll Seck.

2) Source : OMS.
(3) L’approche STEPS est une démarche standardisée, permettant le recueil d’informations concernant les principaux facteurs de risque à l’aide de méthodes normalisées et offrant un système de surveillance simple.

 

"Bénéficier d’une base statistique fiable est le seul moyen d’orienter efficacement une politique de santé publique."

 

Une enquête complète

• Enquête conduite d’août à septembre 2015

• 6 306 individus âgés de 18 à 69 ans

• Questions : consommation de sel, de tabac, d’alcool, de fruits et légumes, activité physique, santé bucco-dentaire

• Mesures physiques : indice de masse corporelle, tension artérielle, glycémie…

• Principaux résultats : hypertension artérielle pour un quart de la population, diabète pour 5 % des personnes interrogées…

 

TOTAL SOUCIEUX DE LA SANTÉ DE SES COLLABORATEURS ET DE LEURS PROCHES

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Parce que la nature et l’étendue de ses activités peuvent exposer ses collaborateurs à différents types de risques sanitaires, Total, en tant qu’entreprise responsable, s’assure de leur santé au quotidien et met à leur disposition des soins de qualité. Des soins dont les proches peuvent également bénéficier.

 

Le Centre médical de secours, la médecine du travail onshore et l’UMIMO(1) : les trois piliers de la santé au niveau local

Les collaborateurs de l’entreprise, ainsi que leur famille, bénéficient d’un suivi médical complet, assuré soit dans des établissements externes, soit au sein de Centres médicaux de secours (CMS) pour les filiales où les effectifs sont les plus importants. C’est le cas de Total Gabon, de Total EP Angola, de Total Nigeria et de Total Congo, qui font bénéficier leurs salariés de différents soins au sein de leur CMS : services d’urgence, hospitalisation, bloc opératoire, salles d’accouchement et de réanimation… « En Angola, nous sommes en capacité d’accueillir quelque 5 000 ayants droit (les collaborateurs ainsi que leurs proches), précise Jacky Castello, médecin-chef du CMS de Total EP Angola. Nous disposons d’un secteur d’hospitalisation, d’un laboratoire, d’une pharmacie… Sans oublier l’UMIMO, qui est très spécifique à ce pays. » L’Unité mobile d’intervention médicale offshore (UMIMO) a été créée afin d’assurer la sécurité du personnel des activités pétrolières. Composée d’un binôme médecin réanimateur et infirmier anesthésiste, l’UMIMO peut être mobilisée dans l’urgence et permet de réduire le temps d’intervention de façon notable et précieuse. Elle est intervenue 46 260 fois en 2016 et a permis de sauver des vies. Depuis sa création il y a trois ans, aucun décès n’a été déploré.

(1) Unité mobile d’intervention médicale offshore.

 

 

Plus de 137 000 consultations par an

• CMS Congo : 37 400 consultations

• CMS Angola : 36 140 consultations

• CMS Gabon : 13 294 consultations

• CMS Nigeria : 51 987 consultations Chiffres clés 2015

Chiffres clés 2015

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L’UMIMO permet de réduire le temps d’intervention de façon notable et précieuse en cas d’urgence.

Dr Jacky Castello médecin-chef du CMS de Total EP Angola

 

Une innovation au service de la santé

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Drone HELPER

Imaginé par Fabien Farge, médecin urgentiste de Total en Angola, le drone Helper (Human Environment and Life Protection Emergency Response) est, d’après son inventeur, un « véritable couteau suisse offrant sûreté, sécurité et protection de l’environnement ». Piloté de façon automatique à l’aide d’une tablette, peu encombrant et disposant d’une autonomie de 30 minutes, le drone peut identifier les personnes tombées à la mer grâce à sa caméra thermique, puis larguer une bouée communicante et autogonflante. Il repère les fuites accidentelles de produits industriels, évalue sa surface et sa dérive.

De même, cet appareil est utilisé en cas d’intrusion à proximité des plateformes pétrolières et permet de larguer une radio afin de faciliter la communication avec les marins et d’éviter toute mise en contact des collaborateurs. En 2016, ce système a permis d’identifier 36 bateaux qui avaient pénétré la zone protégée autour de la plateforme angolaise.