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La sécurité, priorité N°1

 

La sécurité est au coeur des enjeux de responsabilité sociétale de Total et conditionne sa performance.
C’est donc une priorité absolue pour le Groupe.
La sécurité de nos collaborateurs et partenaires comme celle de nos installations et véhicules sont régies par des règles strictes et non négociables.
Ces règles sont portées par une politique volontariste qui s’appuie sur trois axes : le développement d’une culture de la sécurité au sein du Groupe, la diffusion de nos standards auprès de nos collaborateurs et de nos prestataires, mais aussi la sensibilisation, la formation et l’accompagnement de l’ensemble de nos parties prenantes, à commencer par les populations locales.

Total interroge MARCEL SIMARD, professeur de sécurité et santé au travail à l’Université de Montréal

AFRIQUE, LA SECURITE AU COEUR DES ENJEUX

Entretien avec MARCEL SIMARD, professeur de sécurité et santé au travail à l’Université de Montréal

Marcel Simard a enseigné pendant une trentaine d’années à l’Université de Montréal.
Parallèlement à cette activité, cet expert a rempli plusieurs missions, notamment comme consultant Sécurité pour Total.
Il revient sur les grands enjeux de sécurité en Afrique et nous livre son analyse concernant le rôle que les entreprises doivent jouer dans ce domaine.

 

 

À quels grands enjeux de sécurité l’Afrique est-elle aujourd’hui confrontée ?

MARCEL SIMARD : J’en vois trois principaux. Le premier concerne la sécurité routière. Avec seulement 2 % du parc automobile global, l’Afrique représente 16 % des morts sur la route à l’échelle mondiale.
24 habitants sur 100 000 ysont tués. Cette situation dramatique s’explique notamment par l’absence de structures nationales de gestion de la sécurité routière, mais aussi par le manque de coordination entre les pays.
De nombreux chefs d’État africains reconnaissent d’ailleurs la sécurité routière comme une priorité, ce qui est un point positif.
Le deuxième enjeu touche aux activités à haut risque, telles que le forage de puits en offshore profond. Non maîtrisées, ces opérations peuvent engendrer des désastres humains, environnementaux et économiques. Bien que l’on constate la présence de véritables compétences techniques sur place, la sensibilisation aux risques est encore trop faible.
Enfin, le manque d’une véritable culture de la sécurité constitue le troisième enjeu auquel le continent africain est confronté. Il est notamment lié au fait que l’histoire industrielle de l’Afrique est encore jeune et qu’une culture de la sécurité n’a pas encore eu le temps de s’ancrer fermement dans les mentalités. La multiplicité des prestataires qui travaillent sur les grands projets locaux ne facilite pas la construction de ce socle commun.

Total interroge MARCEL SIMARD, professeur de sécurité et santé au travail à l’Université de Montréal
Les problèmes de sécurité sur la route constituent l’un des principaux obstacles au développement de l’Afrique. 

Marcel Simard professeur de sécurité et santé

 

Comment les sociétés privées peuvent-elles contribuer à améliorer la sécurité en  Afrique ?

M. S. : Les sociétés privées qui s’installent en Afrique jouent un rôle crucial, car elles apportent leur expertise en
matière de sécurité routière et industrielle, accompagnée des ressources adéquates pour mener leurs projets à bien.
Elles déterminent les normes techniques qu’elles et leurs prestataires doivent respecter. Elles ont également la responsabilité de construire avec les Africains, et cela, Total l’a bien compris.

 

Justement, en quoi les réponses apportées par Total, en termes de sécurité industrielle ou routière, vous semblent-elles adaptées ?

M. S. : En Afrique, Total continue d’accroître sa présence et de participer au développement économique et social local en plaçant la sécurité au rang de priorité numéro un. Tous les grands industriels n’ont pas forcément fait ce choix.
En matière de sécurité, plusieurs actions conduites par Total me semblent intéressantes, telles que la mise en place d’un système de management de la sécurité ou, concernant l’exploitation de leurs puits offshore, la station sous-marine HORUS qui surveille en continu les risques géologiques selon une approche préventive. Enfin, l’action menée par Total en Angola me semble exemplaire.
Dès 2010, la filiale avait lancé l’évaluation du niveau de culture sécurité auprès de l’ensemble des personnels.
Les effets des plans d’action qui ont suivi se poursuivent jusqu’à aujourd’hui.

 

TRANSMETTRE LES BONS REFLEXES

Les problèmes de sécurité sont encore à l’origine de trop nombreux décès sur le continent africain. Une évolution des comportements s’impose. Mais si un changement de vision est indispensable, celui-ci prend du temps. En la matière, plusieurs actions doivent contribuer à construire et pérenniser une véritable culture de la sécurité sur le terrain.
À son échelle, Total mobilise l’ensemble de ses collaborateurs, des équipes opérationnelles aux managers, autour d’une démarche commune, engagement également partagé avecles prestataires du Groupe.

Créer les conditions du partage et de l’appropriation

Essaimer les bonnes pratiques pour qu’elles deviennent des réflexes, telle est l’une des ambitions fortes de Total en matière de sécurité. Ainsi, en participant chaque année à la Journée mondiale de la Sécurité, le Groupe entend favoriser le partage des bons gestes en la matière.
Ces derniers sont connus et formalisés au travers du recueil des 12 « Règles d’or de la sécurité au poste de travail ».
Mais il ne suffit pas de dicter des normes pour créer la prise de conscience : il faut également s’assurer que chacun se les approprie concrètement dans le cadre d’une culture partagée.

Total E&P Congo a par exemple identifié six chantiers prioritaires pour améliorer la culture de la sécurité au sein de la filiale. « Ces axes ont été mis au point avec plus de 3 000 collaborateurs et partenaires industriels interrogés sur leur perception de la sécurité, explique Alexis Mayet, chef du département Sécurité Opérations au sein de la division HSE de la filiale. Le programme “Leadership Sécurité”, le premier à avoir été déployé, a donné lieu à des ateliers qui ont permis aux managers de trouver ensemble les outils pour progresser. »

Et pour diffuser plus largement les enseignements issus de cette démarche et faciliter leur appropriation par les équipes de terrain, un dispositif de pairs-animateurs a également été mis en place. Identifiés comme « leaders d’opinion», ces interlocuteurs impliqués « coachent » leurs collègues et leur transmettent les bonnes pratiques qu’ils propageront à leur tour. L’un de ces pairs-animateurs, Marcel Ngouama, mécanicien senior sur le site offshore Alima, témoigne du bilan positif de cette démarche : « Tout au long de la semaine, j’observe le comportement des équipes sur le chantier et, chaque dimanche, j’organise une réunion sécurité avec tous les métiers. C’est l’occasion de faire le point sur les Règles d’or de la sécurité, illustrées à partir d’exemples concrets, et d’engager les échanges. En un an et demi, j’observe de réelles améliorations sur le terrain. »

RTC: un programme de formations à la fois théoriques et pratiques.

Former à la théorie et surtout à la pratique

Pour aller plus loin dans la diffusion de cette culture sécurité, Total mise aussi sur la formation. Nous nous sommes dotés, en Tunisie, d’un centre inédit qui couvre tous les métiers de la logistique : le Radès Training Center by Campus (RTC). Mis à la disposition des équipes de Total et de ses partenaires, il vise notamment à renforcer les compétences des professionnels concernés par la maîtrise des risques sur l’ensemble de la chaîne logistique pétrolière, du stockage des produits à leur distribution en stations-service en passant par leur transport.

Le Radès Training Center by Campus en Tunisie peut accueillir jusqu’à 1 000 professionnels par an en formation.

Pour cela, le centre mise sur un savoir théorique, mais surtout pratique, convaincu que la sécurité tient autant du respect de la règle que de la connaissance du geste. Dans les deux cas, la qualité des enseignements doit être au rendez-vous. C’est pourquoi le RTC fait appel à des partenaires spécialisés, tels que l’APTH*, fidèle partenaire de Total dans le domaine du transport, et s’appuie sur des équipements de pointe. Ainsi, sur le campus, Total a conçu un réservoir vertical de 500 m³, un atelier de maintenance de dépôt ou encore une station-service opérationnelle, qui permettent de réaliser les formations dans des conditions réelles.

* Association pour la prévention dans les transports d’hydrocarbures

En 2014, 128 collaborateurs et partenaires industriels de Total E&P Congo, tous sites confondus, ont participé aux ateliers Leadership Sécurité, dont le format dynamique et pédagogique passe par des jeux de rôle et des mises en situation.

 

 

PLACER LA SECURITE AU COEUR DE NOS ECHANGES

Parce que nos camions parcourent des centaines de milliers de kilomètres chaque année pour transporter nos produits
à travers le continent, la sécurité routière est l’un de nos principaux engagements, vis-à-vis de nos équipes comme de nos prestataires et des populations locales.

 

Établir des règles et les faire respecter

Directives et procédures internes, Règles d’or, programme d’amélioration du transport routier, système de management dédié…
Pour améliorer la performance du transport en Afrique, depuis ces dix dernières années, Total a mis en place une série de normes et méthodes qui encadrent l’acheminement de produits pétroliers, particulièrement risqué.En décembre 2012, afin de s’assurer qu’elles étaient bien appliquées, la direction Afrique/ Moyen-Orient (AMO) de Total Marketing & Services a ainsi mis au point un programme d’inspection de ses transporteurs.
« Nous voulions vérifier qu’ils se conformaient aux standards du Groupe, tout en partageant des compétences et une culture de la sécurité », raconte Pierre Prod’Homme, responsable Logistique Transport au seinde la direction AMO.
Ces inspections, assurées par des professionnels indépendants, évaluent aussi bien la formation des chauffeurs que les standards techniques des flottes, la gestion des trajets ou l’existence d’un système de management du transport.

Un camion-citerne TOTAL fait le plein de carburant au Mozambique.

 

Inscrire les progrès dans la durée

L’évaluation n’a aucun sens si elle n’est pas portée par une ambition de progrès et par des mesures d’accompagnement adéquates pour y parvenir. Les inspections sont donc généralement suivies d’un plan d’amélioration, qui fait l’obje d’une nouvelle inspection l’année suivante. Ainsi, entre décembre 2012 et décembre 2014, plus de 90 % des transporteurs sous contrat avec Total ont été inspectés. La majorité d’entre eux a pu obtenir une évaluation conforme aux standards et progresser.
En revanche, ceux dont l’inspection n’a pas donné de résultats satisfaisants et qui n’ont pas suivi de plan d’amélioration ont vu leur contrat résilié. Au-delà de l’inspection, une coopération pérenne avec les transporteurs s’installe. Les premiers résultats ont pu être mesurés rapidement, avec notamment une diminution de 31 % du nombre d’accidents graves entre 2013 et 2014 dans l’ensemble du périmètre Afrique/Moyen-Orient. « Au final, ces inspections ne sont plus vécues comme une contrainte par les transporteurs, mais plutôt comme un moyen d’améliorer leur performance, d’optimiser leur flotte et d’accroître leur compétitivité », analyse Mehmet Celepoglu, directeur HSEQ et Développement durable de la direction AMO.
Les résultats sont tels que Total compte généraliser cette démarche à l’ensemble des contractants qui interviennent au sein de ses sites industriels et stations-service.

 

FAIRE DE LA PREVENTION AUPRES DES POPULATIONS

Total faire la prévention auprès des populations

80 % des décès par accident de la circulation surviennent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires.
L’Afrique est le continent le plus touché – avec 24 personnes sur 100 000 qui décèdent d’un accident de la route* –, ce qui lui coûte 1à 5 % de son PIB** chaque année.
Total se donne donc les moyens de lutter contre ce fléau. Conscient de sa responsabilité sociétale, le Groupe mène des actions de sensibilisation auprès des populations les plus vulnérables : les chauffeurs de deux-roues, les piétons et les plus jeunes.

 

L’union fait la force

Pour trouver des solutions adaptées, le partage d’expertises est indispensable. C’est pourquoi, dès 2005, Total a rejoint le Global Road Safety Partnership (GRSP) aux côtés d’autres sociétés privées, d’associations et d’agences de développement.
Barry Watson, son directeur général, précise : « Le GRSP a pour objectif de réduire le nombre de tués et de blessés sur les routes au niveau mondial, en facilitant des partenariats multisecteurs autour de la sécurité routière. Nous accordons une attention toute particulière aux pays à faibles ou moyens revenus, connaissant une motorisation rapide et des taux croissants d’accidents de la route. » Et pour approfondir un travail global mené sur le long terme, Total et le GRSP inscrivent leurs actions dans le cadre de la Décennie d’action pour la sécurité routière des Nations unies pour la période 2011-2020. Il s’agit d’un plan d’action mondial, bâti autour de cinq piliers : la gestion de la sécurité routière, la sécurité des véhicules, celle des routes et de la mobilité, le comportement des usagers de la route et les soins postaccidents.

 

Des actions ciblées

L’Afrique est notamment traversée par des corridors routiers particulièrement empruntés, à forte accidentologie, sur lesquels il est nécessaire de concentrer les opérations de prévention routière. En partenariat avec la Banque mondiale, Total a identifié deux axes routiers prioritaires sur lesquels intervenir : l’un entre le Kenya et l’Ouganda (axe Mombasa-Kampala) ; l’autre entre le Cameroun et le Tchad (axe Douala-N’Djamena). Afin de s’organiser efficacement, Total a créé en 2012 un forum d’échanges : Safe Way Right Way (SWRW), qui regroupe des entreprises privées, des autorités nationales et locales, des ONG et des institutions internationales. Sur les deux axes prioritaires, SWRW déploie toute une série d’actions, comme au Kenya, avec la formation des conducteurs de deux-roues, le soutien aux forces de police (équipement de radars) ou le financement d’un centre de premiers soins à Salgaa (au nord de Nairobi). Reconnu pour son expertise, SWRW Kenya a également été consulté par les autorités dans le cadre de l’élaboration de lois, comme le Traffic Amendment Bill, qui fixe à 30 km/h la vitesse maximale autorisée aux abords des écoles.

Formation des écoliers à Madagascar

Sensibiliser les plus vulnérables

La prudence et les bons réflexes sur la route s’apprennent dès le plus jeune âge. Les filiales de Total l’ont bien compris en s’adressant également aux enfants, population la plus vulnérable dans cet environnement hostile.
Avec « En route pour ta sécurité », Total sensibilise et forme les 6-12 ans à la sécurité routière : 33 filiales d’Afrique et du Moyen-Orient ont déployé ce dispositif, qui a permis de toucher plus de 450 000 jeunes entre 2012 et 2014.
Une démarche qui vise également à améliorer les infrastructures en impliquant toutes les parties prenantes concernées.

La sécurité routière est un jeu d’enfant

« En route pour ta sécurité » s’appuie sur un outil innovant : un « cube sécurité » rouge, qui renferme de nombreux outils ludopédagogiques pour les enseignants et les élèves.
Parmi ceux-ci, des livrets de cours, des accessoires et, surtout, un minicircuit routier à installer dans la cour de l’école pour mettre en pratique les acquis de la formation.
À l’issue de celle-ci, les écoliers reçoivent un certificat et certains deviennent des « ambassadeurs de la sécurité routière » dans les écoles. Une initiative qui responsabilise les enfants et démultiplie l’impact du programme.

* Source rapport OMS, Global Status Report on Road
Safety, 2013.
** Source Rapport de la Banque Mondiale Transport