En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies notamment pour réaliser des statistiques de visites afin d’optimiser la fonctionnalité du site...
Ok, tout accepter
Personnaliser
Please check an answer for every question.
We use cookies to personalise content, to provide social media features and to analyse our traffic. We also share information about your use on our site with our socal media and analytics partners who may combine it with other information that you've provided to them or that they've collected from your use of their services.

Angola - Un bel avenir pour les entrepreneuses angolaises

Autres actions

total_anacazengacafren.png

 

En Angola, l’association locale Fédération des Femmes Entrepreneuses d’Angola (FMEA), en partenariat avec l’ONG Vision Mondiale, la banque Banco Sol ainsi que Total, a lancé le projet Femmes Entrepreneuses de Porto Amboim. L’objectif : approfondir les compétences des femmes, et les encourager à développer leur propre activité sur le territoire.

Située sur la côte angolaise dans la province de Cuanda Sul, à 250 km au sud de Luanda, Porto Amboim est l’un des quatre principaux ports de pêche du pays. Ana Cazenga Cafrenca y a vendu ses premiers poissons séchés, c’était il y a 19 ans. Aujourd’hui, bénéficiaire du programme de formation « Femmes Entrepreneuses d’Angola », elle nous raconte son parcours.
En 2013, seule avec 5 enfants à charge, sans aide financière, elle rencontre de graves difficultés professionnelles menaçant ses activités de restauration et de vente de poisson. Elle entend alors parler de ce programme via la FMEA. La première formation, d’une durée de deux semaines, lui apporte les clés de la gestion financière de son entreprise et de son foyer. Rapidement, pour Ana, ces conseils portent leurs fruits.

En 2015, la Banco Sol lui accorde un prêt de 150 000 kwanzas (près de 754 euros – soit environ 10 fois le salaire mensuel minimum angolais), qu’elle rembourse en seulement un an. Depuis, les affaires n’ont jamais cessé de croître, et Ana cumule aujourd’hui trois activités. La formation lui a en effet permis :
• la réouverture de son restaurant dans lequel elle travaille avec un employé ;
• le lancement d’une pâtisserie qui fonctionne avec deux salariées ;
• l’augmentation des ventes de poisson et de viande.
« C’est la formation qui a le plus marqué ma vie », nous confie-t-elle.
Cet essor professionnel, Ana le met également à profit dans sa vie personnelle, notamment pour achever la construction et l’ameublement de sa maison. Elle y a fait installer un réservoir d’eau ainsi qu’une nouvelle salle de bains. Avec ses gains, Ana peut offrir à sa famille une alimentation plus équilibrée. Elle a même réussi à placer 15 000 kwanzas à la banque.

Créer des conditions favorables pour entreprendre

« La formation m’a enseigné énormément de choses, mais ce qui m’a le plus aidé c’est l’apprentissage de l’épargne. C’est la base de mon affaire », dit-elle encore. En effet, sept mois après la réouverture de son restaurant, Ana a subi un cambriolage, et c’est grâce à l’argent qu’elle avait épargné qu’elle a pu reprendre son activité.
Ana n’est pas la seule à avoir bénéficié de ce programme d’aide à l’entrepreneuriat. Dans son groupe, ce sont plus de 25 femmes qui y participent. Dans la province, plusieurs centaines de femmes ont déjà suivi les formations financées par Total et organisées par Vision Mondiale, dans des domaines aussi variés que le leadership communautaire, la culture d’entreprise, les compétences commerciales, les techniques de marketing ou encore la conception de business plans.
« Dans mon groupe de formation, on s’entend très bien, ça aide beaucoup de savoir qu’on n’est pas seul, et que d’autres vivent la même chose », explique Ana, qui affirme même, non sans fierté, que selon les intervenants de Vision Mondiale, il s’agit du groupe le mieux organisé de la formation.

 

 

 
Je me sens vraiment différente depuis que j’ai intégré ce projet. Avant, je vivais la situation comme un poids. Maintenant, je me sens soulagée, plus en sécurité.

Ana Cazenga Cafrenca bénéficiaire du programme de formation « Femmes Entrepreneuses d’Angola »

Des ambitions plein la tête

Lorsqu’on demande à Ana son meilleur souvenir depuis le début de l’aventure, elle répond qu’il y en a beaucoup : « C’est un tout : les mots me manquent pour remercier les formateurs pour tout ce qu’ils ont fait pour moi et ce qu’ils m’ont apporté. »
Le prochain objectif d’Ana ? Acquérir sa propre embarcation pour pêcher et vendre son poisson. Ce rêve, elle se voit le réaliser aux côtés de FMEA et de l’ensemble des partenaires, à travers les nouvelles formations déjà prévues prochainement.