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RÉPUBLIQUE DU CONGO - renatura, une ong qui protège les tortues marines

FORETS ET CLIMAT – ENGAGÉ POUR UN ENVIRONNEMENT BÉNÉFIQUE À L’HOMME

Renatura Congo agit pour la sauvegarde de la biodiversité et notamment celle des tortues marines. Sa mission englobe des enjeux environnementaux, socio-économiques et culturels. Engagés pour la préservation et la restauration des écosystèmes sensibles, nous nous sommes associés à cette cause.

Les tortues marines : des espèces menacées

Le littoral congolais constitue un important site de reproduction et d’alimentation où viennent chaque année cinq des sept espèces protégées de tortues marines présentes dans le monde. Elles sont fortement dépendantes de la qualité de l’environnement marin et côtier. C’est à ce titre qu’elles sont un précieux baromètre de la santé de l’écosystème local.
En 2005, Nathalie Mianseko crée Renatura Congo à la suite d’un séjour touristique au cours duquel elle a découvert le spectacle de la ponte nocturne et les menaces qui pèsent sur l’existence de ces espèces. Au travers de cette ONG elle agit sur la conservation de la biodiversité locale en étudiant la vie et l’habitat des tortues marines.
Ces animaux sont menacés par le braconnage, l’urbanisation, la pollution et les activités économiques dont la pêche. Malheureusement chaque année des centaines de tortues finissent accidentellement dans les filets des chalutiers et des pêcheurs locaux.

Multiplier les leviers d’actions

Pour protéger ces espèces, Renatura organise des patrouilles sur la quasi-totalité du littoral congolais afin de suivre les pontes. « Un travail qui a permis de réduire le braconnage des femeles à moins de 1 % et celui des nids à moins de 5 %. Avant 2005, le braconnage était quasi systématique, proche de 100 %, en d’autres termes une tortue ou un nid vu(e) était une femelle ou un nid braconné(e) » assure Nathalie Mianseko.
Cette ONG travaille également avec les pêcheurs locaux afin qu’ils remettent à la mer les tortues capturées en échange de matériel pour réparer les filets endommagés par leur libération.

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Renatura est l’interlocuteur privilégié du gouvernement congolais dans sa lutte contre la pêche industrielle illégale. Ainsi, elle s’associe aux patrouilles de surveillance côtière du ministère de la Pêche : elle fournit le pilote, le carburant et assure l’entretien du bateau. Près de 30 sorties en mer sont organisées chaque année, et des dizaines de bateaux, souvent en infraction, sont contrôlés.

Tortues marines
S’intéresser aux tortues, c’est s’intéresser à tout l’écosystème marin.

Nathalie Mianseko fondatrice de Renatura Congo

Sensibiliser les nouvelles générations

Faire émerger une génération consciente des enjeux liés à la préservation des tortues, et plus largement à l’environnement, est également une des priorités de Renatura Congo. Pour Nathalie Mianseko, « ce sont les plus jeunes qui seront confrontés aux conséquences des choix faits aujourd’hui ».

L’ONG est active dans les écoles publiques et privées de Pointe-Noire et des villages côtiers. Les écoles accueillent Renatura et permettent aux équipes de travailler avec les élèves pendant le temps scolaire. Plus de 30 000 enfants sont ainsi sensibilisés chaque année.
Avec son équipe, elle mène un travail complet, sur le long terme qui porte déjà ses fruits. « La plus grande qualité que nous devons mettre en œuvre, c’est la résilience. Ne jamais baisser les bras » assure la fondatrice, convaincue que « le rôle de la société civile, c’est de continuer inlassablement à alerter et à avancer au rythme imposé par l’ensemble des parties prenantes ». « Je suis fière de ma formidable équipe, qui associe savoir-faire, énergie et infatigable passion ».

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Portrait Renatura
En protégeant les tortues, on protège une part de la culture congolaise. 

Nathalie Mianseko

Les partenaires

Pour financer ses actions quotidiennes, l’ONG congolaise travaille avec des acteurs du secteur privé et public. Notre filiale apporte un soutien technique à ce programme, à travers le suivi des pontes de tortues marines, notamment aux alentours du Terminal de Djeno, les libérations des captures dans les filets de pêche artisanale, et la lutte contre la pêche illégale, en contribuant au fonctionnement et à l’entretien du bateau de surveillance. « La régularité et l’ancienneté de ce partenariat nous permet de faire perdurer nos actions sur le long terme » se félicite Nathalie Mianseko.

 

Le lien fort entre les tortues et les hommes

En République du Congo, la communauté vili vit sur le littoral au contact des tortues marines. Dans leur mythologie, elles étaient des sirènes et à ce titre, elles ne devaient pas être pêchées. En cas de capture accidentelle, des rituels étaient pratiqués pour calmer les esprits et garantir une pêche fructueuse. La légende raconte également que les rochers posés au fond de la mer seraient constitués de carapaces de tortues marines qui assureraient une certaine prospérité.
Il existait également au sein des villages vilis une gestion communautaire des ressources naturelles. Ainsi, une personne qui souhaitait chasser ou pêcher devait obtenir l’accord des chefs en échange d’une part de sa prise. Ce système permettait d’éviter une surexploitation des ressources halieutiques et en garantissait une gestion durable.
Cette approche traditionnelle et mythologique des ressources naturelles n’a plus cours aujourd’hui, emportée par la modernité et les besoins de développement économique des populations. Ce contexte souligne l’importance des actions menées par Renatura Congo, notamment pour retisser les liens entre les populations côtières et leur environnement.

 

CHIFFRES CLÉS RENATURA CONGO

Chaque année :

  • 140 km de côte surveillées (sur 170 de littoral)
  • 500 tortues relâchées
  • 23 villages bénéficiaires